[Critique] Les Chroniques de Katura: La légende d'Eïkos

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[Critique] Les Chroniques de Katura: La légende d'Eïkos

Message par Alliance le Lun 8 Mai - 0:40

Bonjours les amis,

J'ai décidé de faire une petite critique d'une série que je connaissais depuis longtemps mais que j'ai enfin décidé de me procurer et de lire. Certains d'entrevous en ont déjà peut-être entendu parlé ou l'ont peut-être déjà lus, je parle ici des «Chroniques de Katura»: Un univers scénarisé et créé de toute pièce par la merveilleuse Marion Poinsot.

Cette série est écrite en 3 volets de deux tomes chacun ou 3 intégrales selon le type de livre que vous vous êtes procuré. Pour des raisons de simplicité, lorsque je ferais mention du tome 1 des Chroniques de Katura, je ferais référence ici au premier intégrale de cette série: La légende de Eïkos. (Tome 2 pour le 2e intégrale, et ainsi de suite...)

Alors par ou commencer...Peut-être par comment j'en suis venu a découvrir Katura et du fait que je regrette finalement d'avoir attendu aussi longtemps avant de m'être plongé dans cette univers.
Pour la petite histoire, on ne côtoie pas une artiste et une amie aussi longtemps sans bien sûr connaitre ses réalisations. Et bien que j'avais entendu parlé de sont univers de Katura depuis très longtemps, j'avais été un peu hésitant et réticent à me lancer dans celui-ci. À l'époque quand j'étais arrivé pour la première fois sur le forum de Marion (autour de 2005-2006), j'avais de pieds joints sauté sur son univers de Dread Mac Farlanes, mais quand j'avais survolé Katura, le fait que cette histoire semblait s'étaler sur plusieurs années, dans différents ordres de chronologie et avec différentes héroïnes m'avait un peu confus. Tous les termes étranges et mécanique de l'univers que je ne connaissais pas (Système de Faër, balance des forces avec Eïkos, Phuomos et Thneskos) m'avait un peu déstabilisé et rebuté. Je m'étais dit que c'était peut-être trop compliqué pour moi. Que je regrette amèrement ma décision aujourd'hui. (Deloreanne, ramène moi dans le passé!!!!)

Il faut dire aussi que les BD n'était pas encore fait à l'époque. Il n'existait que l'ancienne version de Chaëlle (que je ne pouvais me procurer à l'époque.) et tous les documents de son univers sous forme de jeu de rôle. Comme je sortais de ma phase jeu de rôle justement à cette époque et pour les raisons que j'ai cité plus haut, c'est pour cela que lorsque les BD de Katura sont sorties quelques années plus tard, je ne m'y étais pas plus intéressé. (Naheulbeuk retenait toutes mon attention.)
Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Les Voyages de Tao! Avec le temps, Marion utilisa son personnage de Tao ailleurs que dans son univers de Katura comme avatar et personnage de différent histoire, rêve, réalisation, ect...
Et j'ai fini par vraiment développer une amour pour ce personnage tout comme Dread. Même que à travers les derniers mois, j'ai décidé de l'inclure dans mon fanfic. (Au moment d'écrire ces lignes, je n'ai pas encore écrit la suite, mais ça viendra en temps et lieu...)
Tous ça a finit par me convaincre qu'il était peut-être temps aussi que j'aille découvrir ses origines dans les Chroniques de Katura, si ce n'est juste par respect pour se personnage que j'aime et voir ce qui à inspiré Marion pour en faire son avatar. J'ai commencé par me procurer le tome 2 des Chroniques: Tao, mais par après, j'ai tellement aimé ça que j'ai fini par me procurer les deux autres tomes. Et voilà....

Maintenant, passons à la critique du livre si vous-voulez.



«La Légende de Eïkos» est le premier de la série et aussi le premier dans la chronologie des trois histoires. Et si il y a UN tome que je vous recommande de vous procurer en premier de cette série, c'est celui-ci. Pas simplement parce qu'il est le premier mais parce qu'il est un PUR CHEF-D’ŒUVRE!!!!!
D'ailleurs, même pour un lecteur complètement néophyte qui ne connait pas du tout Marion Poinsot et ses œuvres, je recommanderai ce livre immédiatement. C'est pour vous dire comment en terme de qualité de scénario, de forme structurelle, de dessin et d'histoire ce livre est bien fait.

Au plan scénaristique, La légende d'Eïkos est parfait. Et même si ce livre est basé sur l'univers du jeu de rôle que Marion a créer, il n'est absolument pas obligatoire de le connaitre pour apprécier l'histoire. Certes, il arrive parfois que le livre fait référence a quelques termes mais, et c'est ce que j'ai apprécié dans ce livre, celui-ci ne nous pousse pas a requérir de savoir de ce que l'ont parle. Ce n'est pas important car l'histoire nous est raconter d'une façon simple et directe qui nous permet de tout comprendre ce qui se passe. Ce qui fait qu'elle est très plaisante à lire.

Pour un très bref résumé de l'histoire, dans ce livre, nous suivons l'histoire de Atenae, une petite elfe, mi-elfe de la forêt, mi-elfe noir qui est orpheline de naissance et est recueillit par un humain. Mais très jeune à la veille de sa préadolescence, elle devra quitté son père adoptif suite a une tragédie pour se trouver un nouveau foyer. Alors que tout Katura est en train de dépérir en l'absence de la Déesse Eïkos, on suivra les péripéties d'Atenae pour survivre dans ce monde en ruine jusqu'à ce qu'elle rencontre le Seigneur Carnis qui deviendra son nouveau père adoptif. Par après, l'histoire se poursuit à travers les années ou l'ont voit Atenae grandir et devenir une belle adolescente jusqu'à l'âge de ses 16 ans. Mais que lui arrivera t'elle alors que Katura est sur le point de disparaitre complètement ? À vous de le découvrir dans le livre.


Le reste de la critique qui suit contient des éléments «spoil» faisant référence à l'histoire. Continuer en toute connaissance de cause.


Ce que j'ai aimé de ce livre avant tout, c'est la simplicité de l'histoire. Après un brève préambule qui explique sans trop de complexité l'univers et l'endroit ou nous nous trouvons. (Katura, un monde en train de périr suite à la disparition de Eïkos, sans guide, Thneskos est hors de contrôle et Phuomos se meurt. La population essaie tant bien que mal de survivre, ect... C'est très simple à comprendre!)
Très vite par après, l'histoire nous centre directement sur le personnage principale, Atenae. Et une des choses que j'ai le plus aimé de ce livre, c'est qu'on décrit et voit littéralement le personnage grandir à travers le temps. De sa naissance, jusqu'à ce qu'elle soit petite fille. Et plus tard, sous différent âge, 10, 12, 14 et 16 ans. C'est très très très rare ce genre de chose. On ne voir presque jamais ça et ça donne une plus grande immersion aux lecteurs sur la vie de ce personnage. On a vraiment l'impression qu'on nous raconte une histoire complète.

Atenae n'est pas le seul personnage du livre, mais ce que j'aime, c'est qu'il n'y a pas trop d'emphase sur les autres personnages et leurs histoire. Ce livre est centré sur l'histoire d'Atenae. Il n'essaie pas de nous embarquer sur autre chose.
J'ai trouvé le rythme de l'histoire très bien aussi. Il arrive parfois que les scénaristes doivent coupé court dans les scènes et explication par restriction de place pour que ça rentre dans la BD, mais dans ce livre, on ne ressent pas trop cette effet. Oui, on aurait tendance avec un recul d'avoir l'impression que tout pour Atenae ne se passe trop vite, mais de la façon que c'est amené, ça passe très bien et tous l'essentiel important est présenté. Le seul petit bémol que je pourrais cité peut-être et que j'aurais aimé voir dans ce livre, c'est d'avoir un petit encadré texte qui indique le temps ou le nombre d'année passé lorsqu'il y a ellipse de plusieurs années ou de saisons.
Comme il n'y a en pas, il faut se fier aux dessins et bien que ceux-ci nous laisse parfois douter qu'il y a eu du temps de passé (parfois c'est plus évident, d'autre fois on en est pas sûr. C'est ambigüe.), il est dur de juger combien de temps exactement il s'est passé. (J'en reparlerais plus loin au moment des dessins.)

Pour la fin du livre, je l'ai trouvé merveilleuse. Très très souvent, un livre de ce genre va nous offrir une non-fin parce que l'auteur avait prévu une suite. Mais l'éditeur ne lui accordant pas celle-ci, on se retrouve a ne jamais savoir la fin. Ou parfois, l'auteur sait qu'il n'y aura pas de tome suivant et et décide alors de boucler à la va vite en quelques pages en inventant une pseudo-fin qui n'en ai pas vraiment une. Oubliant pas la même occasion de finaliser plein de chose.
Pour la Légende de Eïkos, ce n'est pas le cas!!! L'histoire se termine merveilleusement bien. Et même si personnellement, j'aurais peut-être juste aimé avoir quelques pages supplémentaires pour voir comment Eïkos «remet à sa place» Thneskos et comment Phuomos revient, ce n'est pas absolument nécessaire. J'aurais aimé aussi avoir quelques cases supplémentaires sur Eïkos et Carnis à la toute fin. Voir ce que Carnis pense de Eïkos et tout ce qui se passe, les voir se déclarer leurs amour, bref...juste un peu plus de relation entre eux quoi.

L'histoire étant si bien écrite, à part les indications de temps qui aurait été plaisant, le seul autre petit bémol que je reprocherais à l'histoire de ce livre, c'est le manque d'explication de la présence du cheval nommé Diamant et de sa signification dans l'histoire. Le livre ne donne aucune explication, même à la toute fin, de ce qu'il était sensé représenter. (J'ai dû demander a Marion en personne pour le savoir. Mais moi je suis chanceux de la connaitre. Quand je pense à tous les autres lecteurs ailleurs qui ont lus ce livre et qui se sont peut-être poser la même question que moi sans avoir la possibilité de connaitre l'explication.)
Bien qu'il n'est pas un personnage important, son impacte à la toute fin nous laisse avec une interrogation intrigante. J'avais même monté ma propre hypothèse ou il était peut-être senser représenté Phuomos qui surveillait Atenae. D'où la raison de leurs fusion à la toute fin. Mais selon Marion, ce n'était pas ça. (Quoi qu'elle en dise, moi je trouvais mon hypothèse très solide et bien plus logique que sa réponse. Hi hi hi!  Very Happy )


Maintenant, pour ce qui est des dessins et des designs des personnages.

Marion a fait appel à Vincenzo Riccardi pour dessiner et faire les couleurs de cette album. (parce qu'elle n'avait tout simplement pas le temps de le faire elle-même!) Et je dois dire que le style graphique de cet artiste est juste simplement magnifique.


Son trait net et bien défini me plait beaucoup et il est très bon pour ce qui est des détails. Cela s'applique autant pour les personnages que pour les décors. Il a bien sus retranscrire l'atmosphère de désolation et de vie qui s'éteint sur Katura avec des scènes sombre et terne. Parallèlement, lorsque Katura revit ou dans les endroits plus chaleureux comme au manoir, ils sont aussi très bien fait.
Je trouve qu'il a particulièrement bien réussis le design et le style de Atenae, Carnis et Perle. (Ce qui est une bonne chose vue qu'ils sont les personnages les plus présent du livre.) Ce qui est plaisant en plus, c'est que sont style se rapproche beaucoup de celui de Marion, avec un style semi-réaliste.

                                         


Je n'ai absolument riens a reprocher au dessin de Riccardi dans cette album, si ce n'est que j'ai trouvé qu'il avait peut-être fait des traits facial un poil trop mature vers la fin pour le visage d'Atenae lorsqu'elle a 16 ans. À se moment, sont visage donne plus l'impression d'une femme de 25 ans plutôt qu'une ado-jeune adulte de 16 ans. Je pense qu'il aurait été mieux de garder des traits de visage comme quand elle avait 14 ans......mais en lui faisant un corps plus grand et mature, avec plus de courbe féminine et de volume au niveau de ses seins, de ses hanches et de ses cuisses.
------------------------>
(16 ans)_____________________________________________________________(14 ans)

Mais sinon, tout le reste est parfait et Riccardi a réussit a faire de merveilleuse expression facial qui transcrit bien l'expression de la scène. (Carnis dans certaines cases est juste «Impressionnant». (Avec un I majuscule.)



J'aimerai aussi parler d'un truc qui m'a réellement fait très très très plaisir dans cette album. C'est le fait que Riccardi n'a pas eu peur au yeux et n'a pas recouru a de la censure passive vers la fin lorsqu'il était temps de dessiner Atenae sans ses vêtements.

Il l'a merveilleusement bien dessiné dans toute sa beauté avec goût et sensualité. Ce qui n'a rendu que toutes les scènes plus vrai et les expressions d'Atenae plus authentique et beau a voir. C'était fantastique!!!!!!  fond

Parce que vous savez que j'ai toujours détesté la censure passive, surtout lorsque celle-ci est totalement hors personnage (Par exemple Tao et Selenia dans Naheulbeuk, bien qu'elle ne sont pas des exhibitionnistes, n'ont aucun malaise a montrer leurs corps et sont très à l'aise avec leurs nudité.) ou utilisé hors contexte.  (Par exemple, un personnage qui est sans vêtement n'a aucune raison de faire en sorte d'essayer de se couvrir lorsqu'il/elle est seul ou que personne ne le regarde. Sinon, c'est ce qu'on appelle «briser le 4e mur !» vis à vis les lecteurs.)

Mais quand la censure passive est bien utilisé pour les bons personnages et pour les bonne raisons, ça ne me dérange pas. Il y a une scène ou l'ont voit Sélène passer de sa forme de chauve-souris à sa forme humaine et un nuage de transformation cache légèrement sa nudité alors qu'elle arrive auprès de Jehan, Atenae et Zarina. Pour ce personnage, j'ai trouvé que c'était bien justifié et fait.


Bref, je tenais vraiment à souligner le fait qu'il n'y ai pas eu de censure sur Atenae vers la fin du livre car ça m'a vraiment vraiment fait chaud au cœur. C'est un truc que j'avais beaucoup apprécié dans Dread Mac Farlanes et que j'espère pouvoir retrouver dans les autres œuvres de Marion.
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Re: [Critique] Les Chroniques de Katura: La légende d'Eïkos

Message par Godforoth le Jeu 11 Mai - 20:42

Je pense que c'est mon livre de Katura favorie! console console console

en effet, l'histoire aide beaucoup à entré dans l'univers de Katura et comprendre le concept et Athenae est sans doute une de mes Heroines favorite dans les oeuvres de Marion avec Dread!

Le seul défaut que j'avais trouvé, c'est que l’histoire s'achève un peu trop vite mais je pense que Même Marion avait admis qu'elle a du abréger la fin par demande éditoriale et qu'à la base, il devait y avoir plus de pages....

Mais en effet, l'histoire tient trés bien par elle-même et je l'avais tellement aimer que j'ai les 2 tomes individuelles ET la ré-édition limiter intégrale avec la couverture par Marion! amoureux amoureux amoureux

Une petite merveille si on me demande!
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Re: [Critique] Les Chroniques de Katura: La légende d'Eïkos

Message par Eikos le Ven 12 Mai - 10:57

Oooh merci beaucoup amoureux bisou fond Ca me touche particulièrement parce que cette histoire est celle qui me tient le plus à coeur, à vrai dire je me suis lancée dans la BD avec l'espoir de pouvoir la publier un jour et grâce à Clair de Lune c'est désormais chose faite saute
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Re: [Critique] Les Chroniques de Katura: La légende d'Eïkos

Message par Alliance le Ven 12 Mai - 19:48

Il semble qu'on soit exactement sur la même longueur d'onde pour ce qui est de «La Légende d'Eïkos» mon chers Godforoth.

Oui, c'est vraiment le «tome» le mieux fait dans toute sa globalité pour ce qui est du scénario et du graphisme de toute la série. Je crois que seul «Tao» le surpasse pour ce qui est du potentielle et de l'attraction de l'héroïne ainsi que de la possibilité de richesse du scénario si celui-ci avec été mieux exploité.

Oui, quelques pages supplémentaires à la fin aurait vraiment été plaisant. Mais d'un autre côté, je trouve l'histoire suffisamment complète comme ça.

«Tao» est en réalité la vrai suite spirituelle de ce tome selon moi et sert à ça, ou il montre/explique plus ce qui s'est passé par la suite entre Eïkos et Carnis, puis par après avec la réincarnation de Eïkos en Tao.

Si «Tao» aurait eu plus de place pour mieux élargir sont histoire, il aurait probablement plus détaillé ce passage de transition entre la relation de Eïkos et Carnis, qui aurait ensuite mener à la naissance de Mortimer et à la réincarnation/naissance de Tao. console
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